SOPHIE GEIDER

Sophie Geider avec ses grandes toiles colorées nous fait rêver et nous invite à voyager. Sa peinture féminine, douce, apaisante est à l'opposé de la mode "trash" ou de l'art conceptuel.

ABANDON
650,00 €
BLEU
350,00 €
CALANQUE
350,00 €
DESEQUILIBRE
750,00 €
LA CHAMBRE
650,00 €
LE SOUFFLE
350,00 €
LE VIDE
350,00 €
MIRAGES
650,00 €
MURMURES
400,00 €
PARFUMS
1.000,00 €
portrait de l'artiste dans son atelier de peinture
Sophie Geider devant ses toiles

Sophie Geider

 Ayant grandi en Polynésie, mon œil a très tôt été sensible aux paysages de Gauguin, à la lumière et à la richesse de sa palette chromatique. Installée aujourd’hui à Marseille où je travaille depuis un peu plus de vingt ans, j’y retrouve un peu de cette douceur de vivre.

Depuis mon plus jeune âge, je dessine et peins, j’ai fréquenté de nombreux ateliers, dont un atelier d’expression libre Arno Stern à l’adolescence. Fascinée par la restitution en nuances émotionnelles des touches du pinceau, par leur puissance expressive, ce besoin d’aller explorer la matière, la forme, la couleur ne m’a jamais quitté. La peinture est remplie de secrets, elle se révèle petit à petit, au rythme de mes émotions, de mes sentiments. Les pinceaux sont des baguettes magiques qui me poussent sans cesse à être audacieuse dans les contrastes, qui mettent à nu mes souvenirs réels ou imaginaires. Par la lumière qui rentre dans les toiles le temps est suspendu là où l’intensité est la plus troublante.

Ce temps passager est en attente d’un événement à venir, inconnu. La toile entre en résonance avec l’œil, puis avec l’esprit, au plus profond de l’être. La couleur à la place des mots. Le dépouillement fait écho à l’ornementation. Le tableau devient un espace de repos, où la force et la fluidité se mélangent, où tout devient possible.

 

Mon style s’est affiné peu à peu au travers des éléments picturaux que je découvre sans cesse dans la figuration, laissant apparaître également les hasards dus aux matières, aux différentes couches superposées. Une peinture que je recherche féminine, douce, apaisante. Je chemine comme dans un voyage. De mon enfance, j’ai gardé le goût de l’ailleurs avec une attirance particulière pour l’Asie que j’arpente toujours. Je reviens avec des images plein la tête et beaucoup d’inspiration, notamment sur les tissus.

Mon univers est habité de femmes longues, lascives, aux yeux clos, qui se reposent, parfois s’endorment. Elles vibrent dans leur posture ou dans leurs mouvements. Quelquefois elles s’épaulent, se touchent, se répondent, se faisant écho entre elles, entre toiles. Elles sont évasives, résonnent les courbes et les visages. Ils s’agrippent à notre regard y laissant des effluves de senteurs, de froissements, de présences précieuses. Les corps, les vibrations des teintes, la chaleur de ces espaces clos, le souffle, tout se libère, s’apaise. Le silence est chargé d’une histoire que l’on devine à peine. On y capture les passages. La suggestion est immatérielle, elle ouvre un chemin.

Quelque chose se murmure, que l’on entend à peine, rien de définitif. On garde la trace de sensations pures, celles de la dimension intérieure, celle des gestes, des enlacements, hors du cadre. Il n’y a pas de sens caché, le tableau se fait passeur de l’intime, point de rupture avec le réel. Funambule sur un fil infini. Je travaille à l’acrylique qui sèche rapidement et ainsi me permet de peindre dans la matière comme de la broderie, par couches successives, en relief, quelques fois en y ajoutant des matières incluses, morceaux de tissus, de papiers, végétaux, feuilles d’or, pigments, plumes ...

 

Mes influences artistiques sont Gauguin pour ses couleurs uniques et la force qui se dégage de son œuvre. Bonnard pour ses couleurs poétiques, ses cadrages. Maurice Denis et les Nabis. Joaquim Sorolla pour sa lumière et la délicatesse qui habite ses toiles. Sensible au côté précieux et d’une certaine façon sacré de la peinture, ainsi qu’à leur travail sur les motifs, comme des enluminures, j’admire la peinture de Gustav Klimt et d’Odilon Redon. Le travail plus épuré sur les noirs sculptés et la matière de Pierre Soulages me touche beaucoup. Ainsi que le souffle des toiles de Fabienne Verdier, asiatique dans l’âme. Bram Van Velde, peintre hollandais d’un autre temps pour qui peindre était un acte d’une pureté infinie, m’émeut profondément.


 
+33 (0)9 51 28 52 57


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