Le MIAM: l'art modeste au menu!

Véritable ovni dans le milieu culturel à son ouverture à Sète en 2000, le MIAM (Musée international des arts modestes) a permis de mettre un coup de projecteur sur l'art modeste, regard transversal entre art contemporain et art populaire.

Vue plein sud, de la ville de Sète et de son port depuis le sommet du Mont Saint Clair, la mer est d'huile son bleue profond se prolonge dans le dégradé du ciel avec deux petits nuages, et le soleil de face irradie à sa surface #provence#ayniart#art
Sète vu depuis le mont Saint-Clair. AyniArt.
Façade du musée des arts modestes à Sète au bord du canal du centre, avec trois bateaux à quai, cet ancien chai à vin est parfaitement intégré à la rangée des maisons.
Façade modeste du MIAM sur le quai de Bosc à Sète. AyniArt.

Ce musée tient beaucoup de la vision des ses deux fondateurs, Bernard Belluc et Hervé Di Rosa. Bernard Belluc est un collectionneur déjanté, toujours en quête d'objets en tout genre.
Au fil des années, il a récupéré des milliers de babioles aux puces, chez des amis, dans la rue ou dans ses poubelles. Sa maison se transformes alors en véritable espace consacré à ses objets. En 1990, sa rencontre avec Hervé Di Rosa lui donne l'idée d'entreposer ces objets au sein d'un musée.
Ce dernier, artiste peintre nomade, a façonné sa vision de l'art à travers ses voyages en Europe, en Afrique et aux Etats-Unis.
Sa démarche est simple: il va aller à la rencontre des artisans
des pays et chaque nouvelle main va transformer le travail de Di Rosa pour aboutir à des œuvres hybrides autour d'un imaginaire partagé.


Vue du mont Saint-Clair depuis une jetée en pierres du pot de Bouzigues, l'étang de Thau tout juste ridé est séparé du ciel lui aussi tout bleu, par la masse trapue et noire du mont.
Sète et son mont Saint-Clair vu depuis le port de Bouzigues.© 2015 AyniArt.

Ensemble les deux artistes vont concevoir la notion "d'art modeste."

Car oui l'art modeste est une notion avant d'être un concept! C'est un regard original qui vise à se faire rencontrer art populaire et art contemporain, afin de découvrir des territoires inexplorés. L'objectif est de dépasser les frontières de genres, sans hiérarchie de valeur entre haute et basse culture.
C'est une manière inédite d'attirer les gens à aller voir de l'art contemporain à travers des images qu'ils connaissent et qu'ils voient au quotidien sans forcément y prêter attention, et ainsi de rendre les œuvres plus accessibles.
Cet angle totalement différent de ce qui est conventionnel peut dès lors toucher un public très varié, du néophyte au connaisseur.


.Depuis le quai du canal de la Peyrade, avec le ciel et l'eau grise, les façades claires des maisons et bâtiments alignés avec tous les petits bateaux à quai, le MIAM est au fond avec sa façade rouge.#provence #art #ayniart
Le MIAM (façade rouge) vu depuis le canal de la Peyrade. Sète. AyniArt.

Le MIAM regroupe ainsi des créations d'artistes dont les sources d'inspiration sont multiples: de la peinture à la bande-dessinée en passant par les couvertures de disques, tout et n'importe quoi peut être utilisé et rien n'est laissé de côté.
Ces œuvres décalées, colorées et parfois loufoques donnent une autre vision du travail de l'artiste, avec une valeur ajoutée apportée par les créations par ordinateur.
L'art est modeste mais l'artiste ne l'est pas et est reconnu à sa juste valeur!
C'est ce métissage exaltant que l'on ressent en franchissant les portes du MIAM, où les objets se mixent astucieusement depuis 15 ans.

Pour visiter le MIAM.


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